
Montréal, le 28 juillet 2026 – Inspirés par l'histoire riche mais finalement impensable du château de Grafeneck, les compositeurs Helmut Lipsky et Thomas Fortmann ont créé un récit musical retraçant de nombreux siècles de l’histoire du château. Grafeneck 10654 raconte cette histoire depuis ses origines à la Renaissance, en passant par la présence au XVIIIe siècle du musicien de cour C.P.E. Bach, jusqu’en 1940, année à laquelle le site a été utilisé par le Troisième Reich pour le premier test de chambre à gaz, destinée à éliminer 10 654 personnes handicapées. Helmut Lipsky (violon), Louise Bessette (piano) et Olivier Maranda (percussion) ont enregistré ce programme musical qui résonne avec les événements, à la fois beaux et tragiques, qui se sont déroulés au fil des siècles au château de Grafeneck.
« ... L'expressivité de cette musique a imprégné le public et l'a fait frissonner jusqu'au plus profond de l'âme... », a déclaré la Südwest Presse à la suite de la première, en 2015, au château de Grafeneck. L'enregistrement de l’album ouvre un nouveau chapitre dans la mémoire d'un lieu autrefois rempli de magnifiques airs de C.P.E. Bach, devenu la tombe de 10 654 personnes en situation de handicap cognitif et physique.
Les cinq œuvres sont une ode à la mémoire, présentées avec l'espoir d'ouvrir la porte au dialogue et à la guérison.
L’Introduzione Rinascimentale de Thomas Fortmann, évoquant le langage musical de la Renaissance, est suivie par la Württembergische Bacchate, inspirée des Six sonates wurtembergeoises de Carl Philipp Emanuel Bach, composées lorsqu'il était en résidence à la cour du duc de Wurtemberg. La Boîte aux clochettes hantées (BACH) de Helmut Lipsky est inspirée par la fascination de C.P.E. Bach pour les objets mécaniques tels que les boîtes à musique, les mécanismes de cloches et les horloges. Son Überm Sternenzelt sicher wohnen (Ode à la mémoire et à l’espoir), inspiré de Ludwig van Beethoven, apparaît dans l'album aux côtés de thèmes de la Sonate au clair de lune et du Concerto pour violon de Beethoven.
Cette Ode à la mémoire et à l'espoir est un requiem pour le déclin progressif du château de Grafeneck, tombé en ruine au XIXe siècle avant de devenir un hospice. L'album se termine par Grafeneck 1940 de Thomas Fortmann. Cette œuvre est une évocation musicale d'un château devenu le premier centre d'extermination nazi pour les personnes vivant avec des handicaps mentaux et physiques et exprime le monde intérieur des victimes. La pièce se termine par 10 654 battements de métronome, un pour la mort de chaque victime.
MUSICIENS : LOUISE BESSETTE (PN) - HELMUT LIPSKY (VL) - OLIVIER MARANDA (PERCS)
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